Il ne doit pas y avoir de secret dans la mission pour la communauté, car cela peut entraver ou empêcher notre liberté et notre savoir et donc nos efforts pour le bien. Nous respectons en revanche un degré élevé de vie privée et empêchons le contrôle et la gestion de l'être humain par la surveillance numérique ou financière d'institutions non légitimes. La numérisation doit être au service de l'homme et de la prospérité, protéger sa liberté et préserver sa vie privée. Il n'y a aucune raison plausible d'associer des services numériques tels que l'"Internet des objets" ou l'"Industrie 4.0" à un citoyen transparent. Chacun a le droit de se déplacer et de voyager librement, d'acquérir des biens et des services sans que des institutions non légitimes enregistrent ses aspirations et ses actions ou les utilisent pour renforcer leur propre pouvoir. Ni les administrations, ni les ONG, ni les organisations supranationales n'ont le droit de s'approprier des données ou des pouvoirs de direction qui n'ont pas été légitimés par la communauté sous une forme contraignante (constitution communautaire, communale, cantonale ou fédérale). En cas de divergences entre les personnes, les familles, les communautés et les cantons, nous cherchons une solution dans le cadre d'un dialogue subsidiaire et médiateur, et ce n'est que dans un deuxième temps que la voie juridique doit être empruntée. Toute personne doit être considérée comme exempte de faute à tous égards, jusqu'à ce que le contraire lui soit prouvé. Le renversement de la charge de la preuve doit être évité. Être dans son bon droit ne signifie pas nécessairement être juste, c'est pourquoi la jurisprudence suprême doit être celle de la communauté, du peuple.